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INTERVIEW DE CATHERINE CUENCA par les 3B

Par PATRICIA BONNET-BERTHEAS, publié le lundi 4 avril 2022 11:53 - Mis à jour le lundi 4 avril 2022 11:53
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Les élèves de 3e ont rencontré ce jeudi 31 mars Catherine Cuenca qui écrit beaucoup sur la guerre et la résistance, la place des femmes dans l’Histoire, sujet sur lequel les deux classes ont travaillé cette année en français.

Votre passé.

Votre famille a-t-elle été mêlée à l’un des conflits mondiaux ?

Mon grand-père a vécu la seconde guerre mondiale : il a été prisonnier de guerre pendant cinq ans en Allemagne. Quand j’étais au lycée, j’ai rencontré un résistant de la Seconde Guerre Mondiale.

Quel type d’adolescente étiez-vous ?

A huit ans, j’ai commencé à écrire. Je me suis créé mon propre monde. J’étais très curieuse, à propos de la guerre et des faits historiques.

Quelles études avez-vous faites ?

J’ai fait un bac littéraire, une licence d’histoire, spécialité documentation, une maîtrise d’information et communication ; j’ai été bibliothécaire puis j’ai démissionné pour me consacrer pleinement à l’écriture. Il n’existait pas de formation universitaire à l’époque pour être écrivain ; aujourd’hui cela existe.

 

Vos sources d’inspiration.

Qu’est-ce qui vous donne envie d’écrire un nouveau livre ?

L’éditeur peut proposer un sujet ; s’il m’intéresse, j’accepte le contrat. Si je suis intéressée par un sujet, l’inspiration arrive vite.

 

a) Quelles sont vos sources d’inspiration ?

L’Histoire, le Moyen Age, la guerre. Des articles dans les journaux, des témoignages. Je visite des lieux historiques, des musées… Je puise dans les livres de ma bibliothèque, les articles de revues historiques.

Pourquoi écrivez-vous beaucoup sur la guerre ?

C’est un sujet qui m’a passionnée dès mon année de 3e. En cours d’histoire, j’ai vu une photographie de la première guerre mondiale qui m’a marquée. Elle représentait de jeunes soldats qui allaient prendre leur poste en passant sur les cadavres de camarades tombés avant eux.

 

Vos débuts d’écrivain.

A quel âge avez-vous commencé à écrire des livres ?

A 8-9 ans, je commence à écrire des histoires : des nouvelles et des courts romans historiques.

a) Quel était votre premier livre à être publié ?

La marraine de guerre en 2001, à 19 ans.

 

Le métier d’écrivain / Vos processus de création : rituels et difficultés.

Où travaillez-vous ?

J’ai une pièce dédiée dans ma maison. Je travaille avec un ordinateur, avec une bibliothèque personnelle. Le matin, je réponds aux mails et je fais des recherches documentaires ; l’après-midi, j’écris. Parfois, je rencontre des éditeurs. Quand je suis en retard, j’écris le soir.

Pour connaître le volume d’un livre, on compte en nombre de signes et non de pages. Le nombre de signes varie selon le public visé.

N’écrivez-vous que des romans ?

J’écris des romans historiques, principalement en littérature jeunesse. J’écris en trois mois un roman pour les enfants de 8-12 ans ; pour les plus âgés, entre 6-8 mois.

En ce moment, je termine la relecture d’un roman qui sera publié en août 2022 ; il s’agit de l’histoire d’une jeune résistante de 12 ans que j’ai découverte lors d’un atelier avec des élèves d’école primaire.

 

3. Quels liens entretenez-vous avec les maisons d’édition ?

L’éditeur fixe un délai très court (3 mois environ), demande un résumé et des fiches de personnages.

Je travaille en ce moment avec trois maisons d’édition différentes. Je trouve un titre provisoire que l’éditeur accepte ou modifie. Il arrive même que je ne propose aucun titre, car c’est l’éditeur et ses assistants qui le trouvent. Je peux ne pas être d’accord avec la proposition de l’éditeur, en parler avec lui. Cela m’est arrivé de ne pas être d’accord, mais je n’ai pas pu faire changer le titre. Je suis propriétaire de mon texte, mais non de la couverture.

 

4. Quels liens entretenez-vous avec l'illustrateur ?

La maison d’édition choisit l’illustrateur, je peux donner mon avis sur la couverture, mais je ne décide de rien.

 

5. Avez-vous déjà collaboré avec d’autres auteurs ?

J’écris un roman avec Xavier Marie-Clément. C’est ma première collaboration.

 

6. Participez-vous à des salons du livre ?

Je n’y vais pas si c’est simplement pour dédicacer les livres, car je considère cela comme du bénévolat forcé. Je préfère participer à des tables rondes, des conférences...

Merci à Catherine Cuenca pour cette rencontre et ces réponses.